ACTUALITES

Posté le 07/08/2023

...

Chers Amis

Le mois dernier, je vous ai parlé assez longuement d’Eddy, mais tout n’est pas dit à son sujet.

D’abord j’ai constaté que nous étions tout à fait dans l’actualité radiographique car, quelques jours après l’envoi du message de juillet, j’ai appris (grâce à notre fidèle ami Loïc que je remercie et à qui je décerne le diplôme de « l’indic hâtif du mois ») que, le 11 juillet dernier, dans le cadre de l’émission de Laurent Valéro « Retour de plage », France Musique avait consacré près de deux heures d’émission à « Nougaro et ses musiciens ».

Cela commence très fort avec Sa majesté le jazz majestueusement interprété par Claude et son « Nougaro trio » : Maurice Vander, Pierre Michelot et Bernard Lubat.

Bien entendu, outre Maurice Vander, Michel Legrand et Richard Galliano, on y rencontre Eddy Louiss dans des extraits d’albums que je vous avais cités : d’abord Les Don Juan, tiré du fameux 45 tours de 1962 « Michel Legrand se joue Nougaro ».

On retrouve ensuite Eddy en 2004 avec Maurice Vander, Luigi Trussardi et Bernard Lubat dans un extrait de leur « Hommage à Claude », le medley enchaînant Sing Sing SongLa pluie fait des claquettes et Armstrong.

Vous entendrez bien sûr C’est Eddy avec Claude, mais aussi un extrait de l’album de 2001 « Face to Face » qui permet d’entendre Eddy et Richard Galliano dans Berimbau & Sermao .

Je ne peux citer ici tous les autres musiciens, mais j’accorderai une mention spéciale à l’album de 1990 « Vander se joue Nougaro » (coproduit par « Les éditions du chiffre neuf ». 

C’est un album solo de Maurice où il reprend à sa façon quelques chansons de Claude.

Laurent Valéro a choisi, sans doute pour des raisons de minutage, de nous faire entendre Rimes mais dans cet album, mon titre préféré est Nougayork dont Maurice nous fournit une version extraordinaire, alors qu’à l’époque, il ne l’avait jamais interprété chez Claude.

Je vous laisse découvrir le reste (à savourer sans modération) :

Retour de plage du 11 juillet, par Laurent Valéro : Nougaro et ses musiciens (radiofrance.fr)

Mon évocation d’Eddy m’a valu quelques messages et je remercie tous ceux qui ont pris la peine de m’écrire et plus particulièrement Hélène, la sœur de Claude. Hélène a bien connu Eddy et Maurice et elle a eu la chance qu’ils viennent tous deux jouer à l’église le jour de son mariage.

Hélène m’a appris qu’Eddy avait eu droit à la couverture du numéro d’avril 1967 de «Jazz Magazine». Le rédacteur en chef historique de cette revue, Jean-Louis Ginibre, y a en effet publié une interview très intéressante d’Eddy qu’il a intitulée : Les regrets et les espoirs d’Eddy. Eddy y évoque ses débuts dans l’orchestre de son père (il jouait notamment de la trompette), son passage chez les Double Six, sa conception du jazz et notamment son admiration sans bornes pour Miles Davis.

Il apparaît dans cet article qu’Eddy n’était peut-être pas conscient de ce qu’il représentait déjà alors pour le jazz français et qu’il n’avait pas vraiment de plan de carrière. En fait, il n’a jamais été reconnu à sa juste valeur. Personnellement pourtant,  je persiste à penser que c’est le plus grand organiste de tous les temps.

Vous pourrez vous faire votre propre opinion car Hélène m’a autorisé à partager avec vous cet article que vous trouverez ci-joint (il y a trois pages).

Hélène m’a envoyé un autre document précieux qu’elle m’autorise également à partager avec vous. Il s’agit du manuscrit (de la main de Claude !) d’une chanson sans doute peu connue du grand public mais qui mérite de l’être, et qui s’écoute plus particulièrement en cette saison estivale où vous avez peut-être la chance de bronzer à la plage.

On peut la considérer comme l’équivalent chez Claude du fameux Sea, sex and sun du Beau Serge. 

Vous l’aurez sans doute deviné, il s’agit de Marisa que Claude avait écrite pour le film de Gérard Lauzier (avec Daniel Auteuil) sorti en mars 1982 T’empêches tout le monde de dormir. Ce n’est pourtant pas Claude que l’on entend sur la bande originale du film, mais le compositeur de la musique, le pianiste Jean-Pierre Mas.

Claude enregistrera cette chanson quelques mois plus tard, superbement accompagné par la seule guitare de Baden Powell.

Marisa - YouTube

Sur la bande originale du film, on entend quand même Claude interpréter une autre chanson La samba des prophètes dont la musique est d’Aldo Romano.

Pour l’anecdote, je vous signale que les premières images du film ont été tournées avenue Junot devant la maison de Claude.

Je voudrais maintenant vous donner quelques nouvelles de deux autres lieux qui ont été chers à Claude.

A Toulouse, la Maison Nougaro a accueilli le samedi 22 juillet « Tribu Nougaro », un trio composé de Laurent Malot au chant, de Franck Steckar aux claviers, à l’accordéon et à la trompette (il est le fils du regretté Marc Steckar qui a accompagné Claude au trombone pendant quelques années) et de Christophe Devillers à la contrebasse, au trombone et à l’harmonica. 

Vous pouvez visiter la Maison Nougaro du jeudi au dimanche de 14 h à 18 h et vous inscrire (le nombre de places est limité) pour une soirée électro rock (avec le Green Pink Tour) le vendredi 22 septembre et le vendredi 13 octobre à 20 h.

 Notez toutefois que la Maison Nougaro fermera ses portes le 20 août et ouvrira à nouveau le 7 septembre.

Sur l’Île de Ré, Théa, la fille de Claude, organise un hommage à son père le samedi 12 août à 21 h, sous le chapiteau de la Java des Baleines à Ars-en-Ré.

Au programme « Lionel Suarez + Mouss + Hakim. Et de deux qui font trois  »

Terminons par notre rubrique « la question du mois ».

Le mois dernier, je vous avais demandé dans quelles chansons (outre Comme une Piaf) Claude faisait allusion à Edith.

Il l’a fait dès 1962 : sur le premier 33-tours paru chez Philips, Claude rend hommage à Edith dans La chanson (sur une musique de Michel Legrand) :

« Celle qui est incarnée sous la pluie

Par une Edith qui piaffe

A l’angle de la rue… »

On rencontre Edith quelques décennies plus tard sur l’album de 1988 « Pacifique ». Dans Toulouse to win (musique de Michel Colombier), Claude écrit :

« Je fabrique mes joies au prix de mes détresses

Comme la môme Piaf je repars à zéro »

Si l’on veut être complet, il faudrait peut-être ajouter La vie en noir (album « Embarquement immédiat » de 2000 qui commence par :

« Y’en a qui voient la vie en rose

Moi y’en a voir la vie en noir »

Même si cette chanson est rapidement devenue un énorme succès international (il en existe des centaines de versions, par exemple celles de Louis Armstrong et Marlène Dietrich,  et récemment Thomas Dutronc l’a reprise sur son album « Frenchy »), on pense tout d’abord à celle qui l’a écrite (sur une musique de Luiguy) et popularisée : Edith Piaf.

Bravo en tout cas à ceux qui m’ont fourni de bonnes réponses.

Ce mois-ci, nous nous intéresserons aux prénoms féminins qui apparaissent dans les chansons de Claude. Certains ne sont cités que dans une chanson (c’est le cas précisément de Marisa) mais d’autres sont mentionnés plusieurs fois.

Ma question est donc la suivante : pourriez-vous me citer les chansons de Claude où l’on rencontre Claire ?

En vous souhaitant une bonne fin d’été, je vous adresse toutes mes amitiés.

Raymond Lernould

AGENDA

ACTUALITES



Forum

Lieu d'échanges, d'information, de rencontres, de partages, de découvertes…

Se connecter